« Marie-Amélie Germain propose une oeuvre construite en silence, patiemment, loin des modes du moment et qui réunit dans une même exigence de partage l’artiste et celui auquel il s’adresse.

Etrange alchimie d’où émerge une émotion commune qui repose sur une capacité du regard à dépasser le monde de l’apparence pour saisir l’intensité du réel et toute la poésie insoupçonnée qu’elle recèle.

Cette puissance visible nous submerge, d’autant plus qu’elle est portée par une singularité d’une vision qui sait se réapproprier les formes du réel.

Entre familier et inattendu, dans cette oscillation constante, l’artiste ouvre nos consciences sur d’autres possibles – ce qui, justement, pourrait constituer l’une des multiples définitions de l’art.

Marie-Amélie Germain compte parmi ces artistes qui, sans brûler les ponts les reliant à une certaine tradition de la peinture, n’en poursuivent pas moins leur cheminement et leurs interrogations sur des terres très contemporaines.

Un héritage assumé, oui, dans la pulsation propre à notre temps. Vanités, natures mortes, paysages.. .autant de registres dans lesquels l’art de la représentation s’est coulé depuis des siècles sans en épuiser les potentialités toujours renouvelées, ce dont le travail de l’artiste témoigne amplement.»

Serge Hartmann